2014-01-29

Profil d’une olympienne : Kaetlyn Osmond

Par : Beverley Smith

Elle n’en est qu’à ses débuts, Kaetlyn Osmond, cette patineuse âgée de 18 ans avec un flair peu commun et, à présent, double championne canadienne en voie d’aller aux Jeux olympiques de Sotchi.

Elle s’épanouit, malgré une saison remplie de blessures. Ce n’était pas par accident, dans l’ordre des choses, que Kaetlyn a décidé de faire créer, pour elle, un programme long cette année dans lequel elle représenterait Cléopâtre, une femme forte. Cléopâtre était la première pharaonne d’Égypte à l’époque, refusant de régner conjointement avec un homme, comme la coutume le voulait. Elle était tellement puissante et charmante, qu’elle en était à quelques ignobles batailles près de devenir souveraine du monde occidental.

Cléopâtre est la métaphore parfaite pour le but de Kaetlyn : s’emparer du pouvoir. « C’est exactement la même chose que je voulais faire cette année », a-t-elle affirmé. « C’est ma propre ascension au haut du podium aux Jeux olympiques. Nous tentions d’incorporer l’histoire de Cléopâtre dans ma propre vie. Et, c’est exactement ce que je veux. »

Kaetlyn est venue de loin et a fait beaucoup de chemin pour se rendre là où elle se trouve à présent. Elle a commencé à patiner à la seule patinoire à Marystown, Terre-Neuve, à l’âge de deux ans pour suivre la sœur Natasha, avant que la famille déménage à Montréal, puis à Sherwood Park, en Alberta, près d’Edmonton. Grâce à tout ce qu’elle a appris en cours de route, Kaetlyn a enregistré le début le plus impressionnant à un championnat du monde, par une Canadienne, en plusieurs décennies : quatrième dans le programme court, huitième au classement général.

Elle est la compétitrice suprême, aimant le bruit du combat, remplissant la patinoire de sa présence. Peut-être qu’elle ne gravira pas la plus haute marche du podium à ces Jeux olympiques. Elle est réaliste, tout comme son entraîneur, Ravi Walia. Elle est relativement nouvelle sur la scène internationale et apprend à connaître ses exigences, ayant fait son apparition il n’y a que deux ans. Certaines de ses rivales concourent depuis 10 ans (Carolina Kostner), d’autres, depuis moins longtemps (Julia Lipnitskaia). Cette saison, le cheminement de Kaetlyn vers le podium a été entravé par des blessures consécutives. Les problèmes ont tempéré ses projets, sinon son esprit.

L’an dernier, elle a réussi une combinaison triple-triple dans le programme court, à bon escient. Cette année, elle comptait aussi l’exécuter dans le programme long, mais à la suite d’une réaction au stress de son pied gauche pendant l’été, puis une déchirure du tendon du jarret qui l’a obligée à se retirer des Internationaux Patinage Canada, à Saint John, au Nouveau‑Brunswick, en octobre dernier, Ravi Walia a dû modifier son cheminement vers Sotchi.

La deuxième blessure était pire que la première. Sa réaction au stress lui permettait quand même de patiner sur son pied, bien qu’elle ne puisse exécuter tous les sauts. La blessure au tendon du jarret a complètement entravé Kaetlyn. « Lorsque je suis retournée sur la glace, je pouvais à peine faire mes croisés », a-t-elle dit. « J’ai dû travailler à tellement de carres et faire tellement d’exercices de poussées-élans avant même de penser à faire des sauts. » Habituellement, elle ajoutait les pirouettes avant les sauts, mais le deuxième jour après son retour, elle était sur le point d’exécuter une pirouette lorsqu’elle a ressenti une douleur insoutenable. Elle a perdu deux semaines et demie pour se rétablir, puis a passé deux autres semaines à faire seulement des exercices de poussées-élans.

Finalement, après un bon effort dans le programme long au Défi Patinage Canada, lorsqu’elle était en cinquième place dans le programme court, Kaetlyn a appris une autre leçon : oublier le programme court, peu importe à quel point il est bon ou mauvais. Maintenant, elle patine plus vigoureusement que jamais.

Tous les problèmes ont leur bon côté : Kaetlyn a été tenue d’apprendre une technique parfaite. Elle ressentait de la douleur si elle utilisait la mauvaise technique. Elle a aussi appris à surmonter l’adversité avec confiance, « sachant que, peu importe ce qui arrive, bon ou mauvais, je peux toujours maintenir une attitude positive, garder ma concentration et mon calme et être capable de patiner. »

Ses buts à Sotchi sont de continuer avec la même liste de sauts que la saison dernière et, ainsi, terminer parmi les huit premières. Kaetlyn ne tentera pas les plus difficiles combinaisons triple‑triple parce qu’elle affirme ne pas avoir suffisamment d’expérience de compétition pour les intégrer en vue d’un événement aussi important que les Jeux olympiques – sa première compétition internationale cette saison.

Elle admet qu’elle est probablement prête à faire des combinaisons triple-triple plus difficiles (elle travaillait à un triple flip – triple saut de boucle piquée). « Ils sont extrêmement faciles pour moi », dit-elle. Elle tient à exécuter deux programmes sans faute et montrer qu’elle peut se rétablir de quoi que ce soit et être prête. Si elle ne s’était pas blessée, elle suivrait néanmoins le même cheminement, fait-elle remarquer. « Mon seul objectif est de faire mieux que l’an dernier », précise-t-elle.

« C’est réaliste », soutient Ravi Walia. « Elle veut exécuter parfaitement deux programmes sans faute, ce qui pourrait lui donner un meilleur classement qu’une huitième place », a-t-il dit. « Ceci dépend aussi réellement de la façon dont les autres patineuses patineront. » Il sait que Kaetlyn n’a pas le contenu le plus difficile dans son programme. Si les autres patineuses de niveau international patinent de leur mieux, elles auront d’excellents résultats. Son effort pour exécuter un triple-triple dans un programme long durant une compétition d’été s’est mal soldé. Le mieux, à Sotchi, est qu’elle se fie à ce qu’elle a fait de nombreuses fois, avec des combinaisons sur lesquelles elle peut se fier.

« L’an dernier, elle avait appris ces choses tellement rapidement et maintenant elle a eu une année de plus pour s’exercer et c’est pourquoi elle patine de façon cohérente durant l’entraînement et pourquoi elle a tellement confiance », a soutenu Ravi. Ses tribulations ont été en fait une bénédiction, affirme Kaetlyn. Elle a été stupéfiée de son effort aux Championnats nationaux de patinage Canadian Tire. Aux Jeux olympiques, qui sait ce qui pourrait arriver.

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