2014-01-24

Profil d’olympiens : Kirsten Moore-Towers et Dylan Moscovitch

Par : Beverley Smith

Faisant équipe seulement depuis le printemps 2009, Kirsten Moore-Towers et Dylan Moscovitch ont grimpé les rangs internationaux du patinage en couple à la vitesse de l’éclair.

Ils ne patinaient ensemble que depuis six mois – Kirsten n’ayant relativement que peu d’expérience en patinage en couple et seulement au niveau junior – lorsqu’ils ont terminé cinquièmes aux Championnats canadiens au niveau senior. Leur saison suivante a été tout à fait incroyable.

À l’origine, ils n’étaient affectés qu’à un seul événement du Grand Prix à Skate America, mais ils ont été appelés à participer aussi aux Internationaux Patinage Canada, lorsque Jessica Dubé et Bryce Davison se sont retirés après que Bryce subisse une blessure qui a fini par mettre fin à sa carrière. Bryce était un ami proche d’un ami de Dylan, donc Dylan s’est arrêté à l’hôpital pour lui rendre visite en route vers Kingston, Ontario, pour l’événement. Puis, Kirsten et lui, les remplaçants de dernière minute, ont surpris tout le monde en terminant deuxièmes, battus par une équipe russe les ayant devancés par un point seulement. Ils ont ensuite concouru à Skate America et prouvé que ce n’était pas un coup de chance en se classant en deuxième place là aussi, derrière les champions du monde Aliona Savchenko et Robin Szolkowy.

Ces efforts, incroyablement, leur ont valu une inscription à la finale du Grand Prix, puis ils ont remporté les Championnats canadiens 2011. Très rapidement, cette équipe s’est fait connaître.

Dylan avait été un patineur en couple prometteur avec sa sœur Kyra, qui a dû prendre sa retraite prématurément en raison d’une blessure. Et Kirsten, qui n’était devenue qu’à contrecœur une patineuse en couple, s’est séparée de son partenaire junior, Andrew Evans après seulement 10 mois.  

L’entraîneur Kris Wirtz se rappelle que Kirsten était étonnamment talentueuse et ainsi il l’a jumelée avec Dylan, « juste pour voir ». Aucune pression. En tant que patineuse en simple qui avait idolâtré les championnes olympiques Tara Lipinski et Sarah Hughes, la blonde fougueuse qui aime jaser avait maîtrisé l’exécution du triple Lutz à l’âge de 14 ans. Elle s’est désintéressée de ce rêve lorsqu’elle est devenue une patineuse en couple.

Dylan, huit ans son aîné et un pied plus grand que Kirsten, a commencé à patiner en couple avec elle comme un grand frère. Après tout, Kirsten et sa sœur Kyra avaient été de meilleures amies. Kirsten aime briller (son passe-temps est d’éblouir tout ce qui l’entoure) et il la fait rire. « J’aime l’idée d’une autre personne sur la glace avec moi », dit-elle. « Et ce que j’aime le plus, c’est que ce n’est pas seulement moi. Même maintenant, lorsque je regarde les patineurs en simple aller sur la glace pour leur échauffement, je suis terrifiée pour eux, tous seuls sur la glace. »

Elle a commencé à patiner avec Dylan lorsqu’elle n’avait que 16 ans, donc il a assumé le rôle d’un instructeur. Il est un leader, de toute façon. Il a toujours été fasciné par les arts martiaux et enseigne à présent le krav maga, une méthode d’autodéfense ou de contre-attaque de l’armée israélienne. Il s’agit d’une activité secondaire qui lui donne, à ce qu’il affirme, une grande concentration mentale. Ainsi, Dylan n’a pas seulement appris à Kirsten à conduire une voiture, il lui a aussi enseigné le patinage en couple.

Sa sœur, Kyra, était grande pour une patineuse en couple (elle lui allait aux sourcils) et lorsque Dylan a commencé à patiner avec Kirsten, il s’est étonné d’être capable de voir la première fois qu’il a fait des poussées‑élans avec elle sur la glace. « C’était drôle », a-t-il avoué. « Je n’avais pas besoin de regarder d’un côté ou de l’autre de sa tête. Tout le monde rigolait un peu, parce qu’on pouvait voir mon visage. Ce fut vraiment une adaptation, à quel point je devais me baisser pour les levées. Et l’exécution de la vrille était un vrai défi pour nous, pour la synchronisation. Kirsten a aussi commencé [le patinage en couple] tard. Nous avons dû tout refaire. Pour les sauts lancés, elle avait une technique différente de la mienne. Il a fallu du temps. »

Son rôle comme instructeur, a-t-il dit, était plus de permettre à Kirsten de prendre confiance en elle-même. « C’était un peu comme si je poursuivais un lapin », a-t-il ajouté.

Mais, tout a fonctionné et s’est rapidement développé. « Nous avions une relation très différente de celle que nous avons actuellement », a-t-il révélé. « À présent, nous sommes plus égaux. »

Kirsten se rappelle avoir éprouvé de la nervosité durant leur essor rapide pendant leur deuxième saison ensemble. « Lorsque nous avons commencé, Dylan était vraiment tenu de me calmer et de toujours s’assurer que j’étais à l’aise dans mon environnement », a-t-elle fait observer.

Ils ont une relation productive. Ils ne se crient jamais l’un après l’autre. Kirsten signale qu’une ou deux fois par année, ils se mettent en colère, mais ceci prend la forme d’une discussion rationnelle pour résoudre les différends. Ils ont un grand respect l’un pour l’autre. Et mieux encore, ils ont les mêmes buts et la même éthique du travail.

Ils glissent rapidement sur la glace et d’une année à l’autre, ils ont essayé d’améliorer leurs transitions et leur niveau de performance. Ils ont du charisme – comme les anciens patineurs emblématiques du Canada, Barbara Underhill et Paul Martini, ils se regardent quand ils patinent– et pourraient aussi avoir quelques bons trucs. Cette saison, ils se sont donné une tâche stupéfiante en plaçant beaucoup de leurs éléments les plus difficiles dans la deuxième moitié de leurs programmes : deux sauts lancés (triple Salchow et triple saut de boucle) et leurs trois levées. Toutes leurs levées semblent interminables, absolument phénoménales. Leur meilleure levée est leur dernière, durant les derniers moments du programme, lorsque c’est le plus difficile : Dylan lève Kirsten à partir d’une position allongée, se tourne dans une direction, puis dans l’autre, alors que Kirsten se trouve dans des positions difficiles et changeantes. Les pieds de Dylan sont sûrs. Leurs pirouettes sont rapides. Tout semble exécuté sans effort.

Cette équipe ne reste pas tranquille. À Skate America, Kirsten et Dylan ont établi un record personnel avec 208,45 points, anéantissant leur record antérieur de 199,50 points enregistré aux Championnats du monde 2013, à London, Ont., où ils se sont classés en quatrième place. Néanmoins, c’était tôt dans la saison.

Ils n’oublient pas qu’en 2012, ils ont terminé quatrièmes et raté les Championnats du monde. L’année suivante, ils ont obtenu le quatrième rang aux Championnats du monde. La discipline de patinage en couple peut être périlleuse et imprévisible. Mais, cette équipe possède tous les outils voulus.

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